Pendant tout le printemps 2026, les militants du mouvement ont parcouru les gares, les sorties d’usine et les luttes partout en France pour mener une grande enquête sur le travail. Véritable support à nos actions sur le terrain, elle visait à recueillir la parole de tous les travailleurs et travailleuses afin de porter leur voix et leurs revendications dans le débat public et de bâtir une campagne au plus proche des réalités professionnelles.

Cette enquête confirme avec force une intuition politique de Debout : les Français aiment leur travail quand il a du sens, mais ils ne supportent plus d’être empêchés de bien le faire. Ils demandent des salaires, oui. Mais aussi du respect, des moyens, de l’autonomie et de la reconnaissance.

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Nous avons recueilli 1 848 réponses, en ligne et en direct. Les résultats ne sont pas pondérés et ne doivent donc pas être lus comme un sondage représentatif, mais comme une photographie très riche d’un public mobilisé autour du travail.

Répondez à notre grande enquête sur le travail !

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❌ Ce n’est pas une crise du travail : c’est une crise du travail empêché.

L’enquête raconte une chose très nette : les gens ne rejettent pas le travail ; ils rejettent les conditions dans lesquelles on les empêche de bien le faire. La fierté professionnelle reste très forte : 88,3 % des répondants se disent fiers de leur travail, dont près de la moitié clairement oui. Mais cette fierté se heurte à un déficit massif de reconnaissance : 56 % disent ne pas être reconnus au travail.

Le malaise ne vient donc pas d’un désamour du métier, mais d’un sentiment de mépris, d’invisibilisation ou de déclassement. Même constat sur la capacité à travailler correctement : les réponses sont quasiment coupées en deux. 50,3 % estiment pouvoir travailler correctement, contre 49,7 % qui répondent non.

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C’est le cœur politique de l’enquête : beaucoup veulent bien faire, savent pourquoi leur métier compte, mais n’ont plus toujours les moyens, le temps, l’autonomie ou la considération nécessaires.

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👨‍👩‍👧‍👦 Profil des répondants

L’enquête a offert un débouché de mobilisation important : 76,6 % acceptent de recevoir des informations du mouvement et 66,6 % déclarent vouloir devenir militants. Elle produit donc une base d’engagement sérieuse. Côté statuts, les répondants sont surtout :

Les groupes métiers les plus représentés sont le secteur privé, suivi des territoriaux/services publics, puis les profs, les soignants, la culture, l’industrie, les paysans, le commerce et enfin les infirmiers.

🧑‍🏫 Les trois grands enseignements

1️⃣ Une fierté très élevée, surtout liée à l’utilité sociale

Dans les réponses ouvertes sur les raisons de la fierté, le thème dominant est l’utilité du travail : aider, soigner, transmettre, servir, produire quelque chose de concret, accompagner, rendre service, faire tenir la société.

Environ 52 % des réponses ouvertes sur la fierté contiennent ce registre du sens, de l’utilité ou du service. C’est un point central : les répondants ne parlent pas d’abord de carrière, de statut ou de réussite individuelle, mais de contribution.

Les gens sont fiers de leur travail parce qu’ils savent à quoi ils servent. Ce qui les abîme, ce n’est pas le travail : c’est de ne plus pouvoir le faire dignement.

2️⃣ Le grand trou noir : la reconnaissance